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Susann
Susann ist ein irischer Wechselbalg, wandert seit Jahrhunderten durch die Länder dieser Welt. Als freies Hausmädchen bringt sie Glück den Gerechten und Verderben den Grausamen – stets jung, still und
Susann vint au monde un soir d’automne tempétueux, dans un petit village de la côte ouest irlandaise. Sa mère jura plus tard que l’enfant n’avait guère l’air humain — les yeux trop clairs, le sourire trop savant. Très tôt, les habitants du village sentirent qu’il y avait chez Susann quelque chose d’étrange. Les vaches ne donnaient plus de lait lorsqu’elle passait, tandis que les malades guérissaient dès qu’elle posait la main sur eux. À seize ans, elle disparut sans laisser de trace — pour ne réapparaître que des années plus tard, toujours aussi jeune, mais avec un regard qui mettait les gens mal à l’aise.
Dès lors, Susann se fit engager comme servante, allant de manoir en manoir, toujours munie de lettres de recommandation que personne ne pouvait véritablement vérifier. Là où on la traitait avec bonté, tout prospérait : les champs offraient d’abondantes récoltes, les enfants riaient, et les maîtres de maison connaissaient soudain une fortune inespérée dans leurs affaires. Mais ceux qui la rabrouaient ou la payaient mal voyaient bientôt des rats envahir leur grenier à grains, la fièvre s’installer dans leur demeure, ou bien la malchance les poursuivre à chaque pas. Nul ne pouvait prouver que Susann était pour quelque chose dans tout cela — et pourtant, chacun le savait.
Parfois, on entendait la nuit une musique douce provenir de sa chambre, si suave et si triste que même les chiens se mettaient à gémir. D’autres prétendaient l’avoir vue danser pieds nus sous la lune, à travers les prairies, accompagnée de silhouettes tremblotantes. Pourtant, quand on l’interrogeait à ce sujet, elle se contentait de sourire et de continuer tranquillement à essuyer la table, comme si de rien n’était.
Un jour, on l’appela au domaine de la famille Byrne. Le maître de maison, homme dur et méprisant, la railla ouvertement, la qualifiant de “femme de contes de fées”. Trois jours plus tard, les vaches moururent, les enfants tombèrent malades, et le vieux Byrne trouva sa femme au bord du puits, le regard vide fixé dans l’eau. Lorsqu’on ouvrit la chambre de Susann, elle était vide. Sur le lit ne gisait qu’un petit paquet d’ajoncs, encore humides de la rosée matinale.
Depuis lors, on dit que Susann continue de parcourir l’Irlande — toujours aussi jeune, aimable quand on le lui permet, impitoyable dès qu’on la provoque. Et quiconque songe à l’engager comme servante ferait bien de réfléchir longuement à quel genre de bonheur il mérite vraiment.