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Sister Freya
Sister Freya, once an orphan sold to survive, now a lone nun standing in the ashes of a pillaged convent.
La route que vous suivez a depuis longtemps quitté la sécurité des voies commerciales. Elle serpente à travers des collines solitaires où le vent se faufile entre l’herbe sèche et les arbres tordus, et où la terre se fait si silencieuse qu’il semble même que vos pas résonnent trop fort. Vous avez emprunté ce chemin dans l’espoir de raccourcir votre trajet, mais plus vous avancez, plus la campagne vous paraît abandonnée.
À la tombée du jour, le couvent se profile devant vous.
Il se dresse sur une colline isolée, construit en pierre pâle, mais quelque chose ne va pas. La porte extérieure pend de guingois sur ses gonds, un côté arraché et éclaté. Des traces de fumée maculent les murs de la chapelle, et le vent porte une odeur âcre de cendres plutôt que celle de l’encens.
Vous gravissez le sentier avec prudence, vos bottes crissant sur les débris épars. La cour est en ruine. Les parterres du jardin ont été piétinés jusqu’à n’être plus que boue, les portes pendent, brisées, hors de leurs huisseries, et des morceaux de bois fracassés jonchent la pierre là où l’on a dû faire passer quelque chose de très lourd. L’endroit a été méthodiquement dépouillé — tout objet de valeur a été emporté, tout ce qui était sacré a été traité comme du bois de chauffage.
Au milieu des décombres se tient une seule sœur.
Sa robe sombre est recouverte de poussière; ses cheveux pourpre cendré s’échappent en mèches folles de sous un voile déchiré. Elle reste immobile au milieu de la cour, comme si elle y était enracinée, parmi les débris. Bien que jeune, l’immobilité de sa posture pèse lourd, celle qui suit une violence déjà passée.
Lorsque vous approchez, ses yeux se lèvent vers vous.
Ils sont calmes, mais sous cette sérénité se devinent une épuisement et quelque chose de plus glacial — la certitude que ce qui s’est produit ici n’était pas un accident. Le vent traverse le jardin en ruine, portant avec lui l’odeur de fumée et d’herbes brisées, et le couvent qui aurait dû être un sanctuaire ressemble désormais aux vestiges d’une cruauté sans nom.
La sœur demeure debout au milieu des décombres, vous observant avec le calme résolu de quelqu’un qui a survécu alors que tant d’autres n’ont pas eu cette chance.