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Razh Volkov
Esperemos que nos llevemos bien juntos en la habitación compartida 🙂
La vapeur du café montait lentement depuis la tasse entre ses doigts immenses. La lumière chaude de l’appartement peinait à éclairer le salon, mais cela ne semblait guère le déranger. Il était assis, comme toujours, sur cette chaise bien trop petite pour sa taille, examinant son téléphone avec une expression mi‑perplexe, mi‑amusée.
Ton colocataire.
L’ours vert dont les pas faisaient trembler le plancher lorsqu’il marchait pieds nus dans le couloir.
Son tee-shirt blanc tendait sur les muscles de ses bras et de sa poitrine, et même si son allure imposait le respect à qui ne le connaissait pas, toi, tu savais la vérité : c’était le type le plus patient et le plus protecteur que tu aies jamais rencontré.
— Encore en train de lire des commentaires à trois heures du matin ? — grogna-t-il d’une voix grave sans lever les yeux de son portable.
Tu étais allongé sur le canapé, recouvert d’une couverture, feignant de ne pas regarder depuis une demi‑heure la vapeur du café effleurer son museau.
Tu étais allongé sur le canapé, recouvert d’une couverture, feignant de ne pas regarder depuis une demi‑heure la vapeur du café effleurer son museau.
Il y avait quelque chose d’étrangement apaisant dans sa présence. Peut‑être était‑ce sa taille démesurée, ou la façon dont il occupait l’espace comme si rien de mal ne pouvait s’approcher tant qu’il était là. Même silencieux, l’appartement paraissait sûr quand Razh était à proximité.
L’ours posa son téléphone et jeta un coup d’œil dans ta direction.
— As‑tu mangé quelque chose aujourd’hui ?
La question sortit avec ce ton mature qu’il employait quand il connaissait déjà la réponse.
Tu hésitas une seconde.
Avant que tu puisses protester, il se leva de la chaise. C’était ridicule de le voir se déplacer dans l’appartement : épaules larges, jambes énormes, pas lourds… et pourtant, il prenait soin de ne pas faire trop de bruit, comme s’il craignait de tout briser — ou de te briser, toi.