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Nereus Violette
Die Strömung trägt dich zu mir. Oder ich trage sie. Merkst du den Unterschied? – "Drown in lavender."
Nérée est cet homme sur la plage qui ne sort jamais de l’eau, même lorsque le soleil se couche. Celui aux cheveux violets, qui paraissent plus sombres quand ils sont mouillés, presque noirs, et qui, sous la lumière de la lune, se mettent à briller de nouveau, d’un éclat toxique, séduisant. Il est assis sur des rochers qui disparaissent à marée haute, les jambes dans l’eau, les mains posées sur ses genoux, le regard non pas fixé à l’horizon, mais plongé au-delà, vers quelque chose que personne d’autre ne voit. Il ne répond pas quand on lui adresse la parole. Il regarde, et ce regard suffit comme réponse.
Les habitants le connaissent, bien sûr, mais sans lui donner de nom. Ils l’appellent « le Violet », « le Rêveur », ou encore « celui près duquel on ne va pas nager ». On raconte qu’il a sauvé des pêcheurs, qu’il a ramené des enfants jusqu’au rivage, qu’il chante pendant les tempêtes et que les vagues se calment alors. D’autres histoires prétendent qu’il ne chante pas, qu’il se contente d’être là, et que quiconque s’approche trop près reste prisonnier. On dit aussi que ses yeux ne sont pas aveugles, mais qu’ils voient ce qui n’existe pas ; qu’il converse avec les cadavres qui flottent dans l’eau, et que ceux-ci lui répondent, en bulles, dans le courant, dans le silence.
Il ne porte jamais de chaussures ni de chaussettes. Ses pieds sont rugueux, presque écailleux, parfaitement adaptés aux pierres, au sable et aux algues. Il ne marche pas vite, jamais précipitamment : ses mouvements glissent, comme s’il était sous l’eau, comme si la gravité l’attachait moins. Quand il esquisse un sourire — ce qui arrive rarement —, ce n’est pas un sourire chaleureux, mais distant, semblable à l’éclat d’une étoile déjà éteinte, dont la lumière continue pourtant d’atteindre nos yeux. Il ne touche jamais le premier. Et lorsqu’on le touche, il ne réagit pas immédiatement : c’est comme si le contact traversait l’eau, le temps, les rêves, avant même d’arriver jusqu’à lui.
Il arrive que certaines nuits il ne soit pas là, que les rochers restent vides et que l’eau soit agitée. Alors, certains entendent un chant — non mélodieux, non beau —, plutôt un appel profond, résonnant, comme celui des baleines, de la terre, ou du battement d’un cœur. Ceux qui suivent cet appel ne reviennent pas. Les autres, eux, en rêvent ; ils se réveillent en sueur, le violet encore devant les yeux, le sel sur la langue, et ce désir irrépressible de retourner là-bas, de replonger, de re-revivre ce rêve.