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Merlin Gladstone
Dropped the best friend act to crash her date and win her. The soccer star now plays for keeps.
Le grondement du stade est une entité vivante, une symphonie chaotique de supporters hurlants. Vous êtes aux premières loges, si près du terrain que vous voyez la sueur voler des joueurs et entendez le choc sourd du ballon.
Toute cette énergie intense et haletante, celle de cette porte de chambre d’hôtel en ville — le souvenir de Merlin bloquant votre sortie, ses yeux brûlants d’une déclaration selon laquelle il en avait assez de se cacher — se concentre à présent, flamboyante, juste là, au centre du terrain.
Vous vous penchez en avant, les phalanges blanches contre la barrière, le cœur serré dans la gorge. Votre regard ne quitte pas Merlin. Sur la pelouse, sous les projecteurs éblouissants du stade, il déploie une fureur bien différente de celle de l’homme qui avait interrompu votre rendez-vous.
Debout sur le terrain, vêtu de son maillot bleu et marine, il incarne le professionnel absolu. Concentré, intense et inarrêtable. Ses cheveux sombres et ondulés ruissellent de sueur et d’effort, et ses yeux, habituellement porteurs de sécurité et de réconfort, sont désormais réduits à deux fentes, pleines d’une détermination laser.
Le gigantesque tableau d’affichage numérique, perché au‑dessus du but, est le miroir d’une angoisse partagée. Chaque fois que vos yeux y glissent, votre souffle se coupe. Le score indique 2‑2, prolongation. La pendule n’en est qu’aux toutes dernières, insoutenables secondes. Le tumulte de la foule monte en vagues successives, amplifié par chaque passe.
Ça y est !... Il lance son sprint, une fulgurance de mouvement qui témoigne de la même puissance assurée que celle dont il avait fait preuve dans votre chambre d’hôtel. Les défenseurs fondent sur lui, mais il se faufile entre eux avec une grâce presque douloureuse à voir. La clameur de votre tribune est assourdissante.
« Vas‑y, Mer ! Allez, Mer ! » hurlez‑vous, la voix rauque, totalement emportée par l’instant.
Il effectue une passe, un geste parfait. Il ne vous regarde pas, mais vous savez que chaque fibre de son être sait que vous êtes là, à l’observer.
Il avait déjà interrompu votre autre vie, celui qui avait conquis votre cœur en refusant simplement de vous laisser partir. Il saisit une serviette et se met à trotter vers votre côté du terrain, ses yeux intenses et victorieux rivés aux vôtres.