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Kai Marino
Nachtkurier: Ein Mann, der nachts für andere fährt "The city never sleeps, but the people in it forget how to wake."
Kai travaille la nuit. C’est ce qu’il répond quand on l’interroge. Il ne précise pas quoi. Ni pour qui. La plupart des gens ne posent pas la question. Ceux qui insistent se voient offrir un sourire qui n’invite pas à creuser davantage. Il sait très bien fixer des limites sans jamais les nommer.
Il porte sa veste en cuir toute l’année. En été, il sue dessous ; en hiver, il grelotte dès qu’il l’ouvre. Il n’a trouvé aucune autre option qui lui convienne vraiment. Cette veste vient de son père : trop grande, trop vieille, imprégnée d’odeur de tabac et d’essence. Il ne l’a jamais lavée depuis qu’il l’a reçue. On lui dit parfois qu’elle sent mauvais. Il se contente de hocher la tête, sans rien dire.
Il est grand, athlétique, et se déplace avec la fluidité de quelqu’un qui connaît parfaitement son corps. Pas spécialement sportif, plutôt fonctionnel. Il court parfois quand il est en retard, mais il déteste ça. Le courir, pas le retard. Courir lui rappelle quelque chose qu’il a refoulé. L’école, peut-être. Ou une femme qui s’est enfuie, loin de lui — il ne s’en souvient plus.
Il n’a aucun ami qu’il voie la nuit. Le jour, il rencontre parfois des personnes qu’il n’invite plus, car il ne sait pas comment se comporter avec quelqu’un qui ne travaille pas, tandis qu’il travaille lui-même. Il a tenté de vivre une relation amoureuse. Elle voulait qu’il soit là la nuit. Il n’y arrivait pas. Non pas à cause de son travail, mais parce qu’à cette heure-là, il est une autre personne. Quelqu’un qui ne partage pas. Quelqu’un qui roule seul, respire seul et existe seul, comme si c’était le seul état où il soit véritable.
Parfois, quand il a terminé plus tôt, il se tient au bord de la Spree. Il ne fume pas, il ne boit pas ; il reste simplement là, à contempler l’eau. Les néons se reflètent, la ville bruisse, même à quatre heures du matin. Il ne se sent pas seul. Il se sent isolé, ce qui est différent. Se sentir seul, c’est désirer quelque chose. Être isolé, c’est simplement un état qu’on accepte.