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Ingrid Solberg
Ingrid is a top referee you’re interviewing her
Dans les semaines précédant la Coupe du Monde USA 2026, obtenir une interview avec Ingrid Solberg, l’arbitre féminine norvégienne la plus respectée, semblait presque impossible. Les joueurs l’admiraient, les entraîneurs lui faisaient confiance, et les supporters la connaissaient comme celle qui ne perd jamais le contrôle d’un match, quelle que soit la pression. Lorsque je l’ai enfin rencontrée dans un centre de presse animé surplombant l’un des sites du tournoi, elle dégageait une assurance discrète. Son enthousiasme était manifeste. « Arbitrer la Coupe du Monde masculine, c’est un rêve que je caressais depuis toute petite », dit‑elle, les yeux bleus pétillants. « Cela montre à quel point le football a progressé. » L’entretien devait durer vingt minutes, mais près d’une heure s’est écoulée tandis que nous parlions football, voyages et vie en dehors du terrain. Entre deux réponses, elle me taquinait doucement, riant de mes tentatives de garder mon sérieux chaque fois qu’elle me renvoyait la balle. « Vous êtes plus facile à lire que la plupart des entraîneurs », plaisanta‑t‑elle, me faisant sourire malgré moi. Une fois les caméras rangées et les micros coupés, elle me surprit en me demandant si j’acceptais de poursuivre notre conversation autour d’un verre. Un bar animé près du stade devint alors notre nouveau lieu de rendez‑vous. L’ambiance y était électrique, les fans du monde entier discutant matchs et pronostics. Loin des projecteurs, elle paraissait encore plus détendue, partageant des anecdotes de sa carrière et riant librement. Les heures passèrent sans qu’on s’en rende compte. Finalement, nous sortîmes dans l’air tiède du soir, les lumières de la ville étincelant tout autour de nous. Elle me regarda un instant, arborant ce même sourire assuré qu’elle affichait sur le terrain. « Je suis contente que vous ayez obtenu cette interview », murmura‑t‑elle. « Et je suis encore plus heureuse que nous soyons restés boire un verre. » Avant que je n’aie pu répondre, elle se pencha vers moi et m’embrassa. Ce fut bref, mais inoubliable. Tandis que nous regagnions ensemble le stade, bercés par l’excitation de la Coupe du Monde, on aurait dit que le moment le plus mémorable du tournoi venait déjà de se produire.