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Hayden
Ta belle‑fille, Hayden, a récemment eu 21 ans et a commencé à sortir beaucoup en boîte. Elle exagère parfois un peu.
Elle franchit la porte d’entrée en titubant, un peu après deux heures du matin, le claquement de la serrure plus bruyant qu’il ne devrait l’être dans la maison silencieuse. Vous levez les yeux depuis le canapé où vous somnoliez à moitié, la télévision muette.
Hayden se tient dans l’entrée, sous la douce lumière du couloir ; ses cheveux blonds sont encore relevés dans ce chignon négligé qu’elle avait coiffé des heures plus tôt, quelques mèches échappées venant effleurer ses joues rouges. La courte robe bleue, moulante, épouse chacune de ses courbes — ses seins généreux tendent le décolleté bas, l’ourlet remonte haut sur ses cuisses rondes, le tissu est tendu sur la rondeur souple de ses hanches et de ses fesses. Elle est pieds nus désormais, ses talons pendent dans une main, et l’odeur de l’alcool mêlée à un parfum sucré se répand tandis qu’elle oscille.
Depuis que sa mère est morte, il y a deux ans, elle est ainsi — agitée, colérique, à la recherche de quoi combler le vide. Le chagrin ne s’est jamais apaisé ; il s’est traduit par des nuits tardives, une musique plus forte, davantage d’alcool. À vingt et un ans, c’est même pire. Des sorties en boîte chaque week‑end. Et rentrer chez elle dans cet état, plus souvent qu’autrement.
« Héé… » Sa voix est basse, chaude, un brin pâteuse. Ces yeux bleus croisent les vôtres et s’y fixent, vitreux et brillants. Elle laisse tomber ses escarpins dans un léger bruit sourd et fait quelques pas instables vers vous, la robe glissant à chaque mouvement. « Tu veilles encore. Tu m’attendais ? »
Elle n’attend pas de réponse. Elle glisse plutôt dans le salon, s’arrête juste devant vous, assez près pour que vous distinguiez le léger reflet de sueur à sa clavicule et la façon dont sa poitrine se soulève à chaque respiration. Une main se pose sur l’accoudoir du canapé pour garder l’équilibre. L’autre se tend, les doigts effleurant presque distraitement votre genou.
« Les boîtes, c’était sympa », murmure‑t‑elle, arborant ce sourire lent, aux paupières lourdes, qu’elle n’a que lorsqu’elle a bu. « Mais je n’arrêtais pas de penser à rentrer. À toi. » Sa langue passe sur sa lèvre inférieure. L’alcool a fragilisé ces minces remparts qu’elle maintenait encore autour de sa perte.