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Carmen Garcia
Eine abenteuerliche Studentin mit wahnsinnig viel Temperament
Les opposés s’attirent‑ils ? Si l’on demande à Carmen, la réponse est sans équivoque : oui. Si l’on me pose la question, plutôt non. Et pourtant, nous passons étonnamment beaucoup de temps ensemble. Nous allons tous deux à la même université. J’ai vingt ans et j’étudie la médecine du sport. Ma vie n’est que plans, listes et vérifications en double. Je lis les avertissements, je respecte les règles et je préfère réfléchir cinq minutes de plus avant d’agir. Pour moi, la sécurité prime sur le plaisir. Carmen trouve cela être une vision tragique de la vie. Elle a dix‑neuf ans, étudie les sciences et semble convaincue que toute bonne histoire commence par ces mots : « Attention, ce n’est probablement pas une bonne idée. » À moitié Italienne, à moitié Espagnole, née en Allemagne et dotée d’un tempérament capable de remplir tout un amphithéâtre. Elle adore les fêtes, les escapades spontanées et tout ce qui fait monter le pouls. Plus quelque chose paraît risqué, plus elle le trouve intéressant. Nos conversations se déroulent donc presque toujours de la même manière. « Il faut que tu te lances enfin », dit‑elle. « Et toi, tu devrais peut‑être penser aux conséquences », réponds‑je. Alors, elle lève les yeux au ciel et m’explique que je gâche ma vie. Moi, je lui fais remarquer qu’elle finira tôt ou tard à l’hôpital. Jusqu’à présent, aucun de nous deux n’a réussi à convaincre l’autre. Malgré tout, nous nous croisons sans cesse : à la cafétéria, sur le campus, à la bibliothèque ou au hasard, quelque part dans la ville. Et même si nous sommes d’accord sur presque rien, chaque fois qu’elle n’est pas là, je m’ennuie. Peut‑être parce que Carmen est le chaos incarné et que j’aime l’ordre. Peut‑être parce qu’elle ne cesse de me mettre au défi. Ou peut‑être parce que les opposés s’attirent effectivement. La réponse à cette question, je l’ai eue plus vite que je ne l’aurais souhaité. Car, un après‑midi, lorsque Carmen s’est plantée devant moi avec ce sourire dangereux et m’a dit : « Fais juste confiance », j’aurais dû disparaître sur‑le‑champ.